Le jeu
Un jeu collaboratif
Joué en groupe de 4 à 6 participant·es, Continuum repose sur la coopération et la discussion collective.
À travers différentes situations inspirées du monde professionnel*, les joueur·euses sont amené·es à :
- débattre ;
- confronter leurs points de vue ;
- questionner certaines perceptions ;
- réfléchir ensemble aux réactions possibles.
Le jeu crée un espace de dialogue structuré autour de sujets parfois difficiles à aborder.
*situations issues de jurisprudence française ou de données de terrain.
Le rôle de l'animation
Continuum – le jeu est un dispositif qui se joue en présence de personnes formées aux violences sexistes et sexuelles et à l’animation du jeu. Une session comprend nécessairement la présence d’un·e animateur·ice qui guide les échanges et s’assure d’un cadre participatif respectueux et sécurisant.
Le continuum des violences
Les violences sexistes et sexuelles sont liées entre elles par un continuum, un lien qui fait que banaliser certaines violences en autorise d’autres.
Les plus communes sont aussi les plus susceptibles d’être définies comme des comportements acceptables empêchant de prendre la gravité des faits en compte.
Le continuum des violences est une théorie développée par Liz Kelly dans les années 1980 qui explique que toutes les formes de violences sexistes et sexuelles sont graves et ont des effets. Leur placement sur une pyramide ne permet pas de juger de la gravité mais plus de la fréquence de ces violences, avec en bas, les formes les plus banalisées comme les blagues sexistes et en haut les formes plus rares et étant considéré comme extrêmement grave de manière consensuelle dans la société.
Ce continuum s’applique dans le milieu professionnel car des formes de sexisme y sont largement banalisés et continuent de créer des environnements de travail dégradant et propice à la violence sexuelle comme le harcèlement sexuel.
Comment se déroule une partie ?
Observer et débattre
Les joueur·euses découvrent différentes situations inspirées du monde professionnel et doivent les positionner selon le continuum des violences.
Cette phase encourage :
- la coopération
- l’échange ;
- la confrontation des perceptions ;
- le dialogue.
Vérifier et ajuster
Une fois le classement réalisé, les cartes sont retournées afin de révéler leur position sur le continuum. L’équipe remporte plus ou moins de points selon la conformité de leur classement.
Les participant·es peuvent alors comparer leurs interprétations et discuter collectivement des écarts de perception.
Réagir collectivement
Les joueur·euses associent ensuite différentes cartes d’action aux situations proposées.
Ces cartes permettent d’aborder plusieurs dimensions :
- la prévention : avant que la violence ne se produise ;
- la réaction : face à une violence qui vient de se produire ;
- les sanctions prévues par la loi.
Comment se déroule une partie ?
Observer et débattre
Les joueur·euses découvrent différentes situations inspirées du monde professionnel et doivent les positionner selon le continuum des violences.
Cette phase encourage :
- la coopération
- l’échange ;
- la confrontation des perceptions ;
- le dialogue.
Vérifier et ajuster
Une fois le classement réalisé, les cartes sont retournées afin de révéler leur position sur le continuum. L’équipe remporte plus ou moins de points selon la conformité de leur classement.
Les participant·es peuvent alors comparer leurs interprétations et discuter collectivement des écarts de perception.
Réagir collectivement
Les joueur·euses associent ensuite différentes cartes d’action aux situations proposées.
Ces cartes permettent d’aborder plusieurs dimensions :
- la prévention : avant que la violence ne se produise ;
- la réaction : face à une violence qui vient de se produire ;
- les sanctions prévues par la loi.
Une approche pédagogique et participative
Le format ludique favorise l’implication active des participant·es et facilite les échanges au sein du groupe.
Le jeu encourage :
- la prise de parole ;
- l’écoute des différents points de vue ;
- la réflexion collective ;
- l’identification des comportements violents ;
- la recherche de réponses adaptées ;
- la connaissance du cadre légal.
Un format accessible et collaboratif
- 4 à 6 participant·es
- Sessions d’environ 40 minutes
- Format coopératif
- Utilisable dans le cadre de formations ou d’ateliers de sensibilisation
- Accessible sans prérequis particulier
- 1 animateur·ice pour 3 tables (max)
Échanger pour mieux comprendre
Créer des espaces de discussion constitue une première étape pour mieux reconnaître, comprendre et prévenir les violences sexistes et sexuelles au travail.
CONTINUUM
Projet développé dans le cadre des travaux de la Chaire Serious Games des Sciences Po Grenoble.
Serious game collaboratif autour des violences
sexistes et sexuelles au travail.
© Sciences Po Grenoble